La vie est-elle une lutte ?

Réponse

Cher frère,

Il existe un préjugé que nous rencontrons le plus souvent dans la vie quotidienne :

Ce concept a été systématiquement et continuellement mis en avant, en particulier après la présentation de sa philosophie, au milieu du siècle dernier. En effet, il constituait l’un des fondements de cette philosophie.

Pour mieux comprendre le sujet, il faut observer notre environnement et examiner les relations entre les êtres vivants.

Après l’apparition de la première vie sur Terre, on observe un développement en deux lignées distinctes. Entre ces lignées, constituées de plantes et d’animaux, existe un équilibre biologique extrêmement ordonné, qui laisse l’homme émerveillé.

Les plantes combinent l’eau qu’elles absorbent du sol et le dioxyde de carbone qu’elles prennent de l’air, en utilisant l’énergie solaire. Ce processus, que les plantes vertes réalisent grâce à leurs molécules de chlorophylle, est appelé photosynthèse. Même si ce processus est mentionné dans les manuels scolaires, il n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.

La nature de la photosynthèse n’est pas encore entièrement comprise par les scientifiques. La plante verte, où se déroule ce processus, est comme une boîte noire. Les substances entrant et sortant sont connues, mais les questions sur le processus lui-même restent nombreuses. Ce que l’on sait est infime comparé à ce que l’on ignore.

Les plantes produisent principalement de l’oxygène, tandis que les animaux produisent du dioxyde de carbone. Les plantes ont essentiellement besoin de dioxyde de carbone, tandis que les animaux et les humains ont besoin d’oxygène. De plus, les plantes constituent principalement la nourriture des animaux. Le fumier, produit d’excrétion des animaux, est le nutriment le plus important pour les plantes. Voilà un exemple de coopération à l’échelle mondiale. Le besoin des animaux pour les plantes et le besoin des plantes pour le fumier des animaux sont parfaitement clairs.

Pourrions-nous comparer la partie d’une usine à sucre qui reçoit les matières premières à la gueule d’un monstre, et imaginer qu’elle dévore les betteraves ? De même, peut-on dire que les animaux qui mangent des plantes sont en lutte contre les herbes ? Pourtant, les plantes viennent au secours des animaux. Les plantes ne sont-elles pas les matières premières des animaux, qui sont des usines de lait et de viande ?

De même que les plantes terrestres nourrissent les animaux, il en va de même dans les mers. Les mers abritent en grande partie des plantes microscopiques, appelées phytoplancton, qui flottent librement. Ces plantes, ainsi que les algues et autres plantes aquatiques, constituent la nourriture des êtres vivants. Ces petites plantes de haute mer ressemblent aux prairies et pâturages terrestres. C’est pourquoi elles sont souvent appelées ainsi.

Si les grands poissons ne mangeaient pas les petits poissons, ces aliments présents en grande quantité dans les mers deviendraient putrides et déborderaient, rendant la vie insupportable, car ils ne seraient pas consommés. Les œufs d’un poisson qui pond des millions d’œufs sont non seulement essentiels à la survie de l’espèce, mais constituent également une source de nourriture pour d’autres créatures.

On peut citer, à titre d’exemple plus large, la relation entre les fleurs et les insectes, qui illustre la manière dont les interactions entre les animaux et les plantes contribuent à l’entraide et, par conséquent, à l’humanité. La création abondante des insectes et des fleurs sur Terre est étroitement liée à leur survie mutuelle.

Les insectes se nourrissent de pollen et de nectar. En se déplaçant de fleur en fleur pour récolter le nectar et le pollen, ils contribuent à la pollinisation des fleurs, c’est-à-dire qu’ils les « marient ». Ainsi, les plantes peuvent perpétuer leur espèce grâce à ce « mariage ». Les insectes rendent donc de multiples services à la vie, notamment aux plantes et donc à l’humanité, par le biais de la pollinisation.

Nous souhaitons simplement souligner, en prenant l’exemple des abeilles, que les relations entre les êtres vivants reposent sur la coopération et non sur la lutte. Les abeilles jouent un rôle essentiel dans la pollinisation. De cette manière, par leur contribution à la pollinisation, elles augmentent les récoltes dans les jardins. Leur utilité est donc plus précieuse que le miel lui-même.

Dans le monde vivant, il existe de nombreux exemples de cohabitation basée sur le principe de l’avantage mutuel. Ce mode de vie, où les organismes se complètent et s’entraident, est appelé symbiose. On trouve de nombreux exemples de symbiose dans le règne végétal et animal. Dans le règne végétal, l’exemple le plus frappant de cette cohabitation se trouve dans le groupe de plantes appelées [nom de la plante], qui résistent à toutes sortes de conditions climatiques défavorables.

Ce sont des organismes symbiotiques (vivant en association) résultant de la combinaison de certaines algues et de champignons, qui présentent des caractéristiques et une structure différentes de celles de leurs composants. Les cellules fongiques assurent une partie de la symbiose en fournissant aux algues l’eau, le dioxyde de carbone, les minéraux et un abri dont elles ont besoin, tandis que les cellules algales produisent des nutriments et de l’oxygène par photosynthèse, assurant ainsi l’autre partie de la symbiose. Cette association de deux organismes inconscients se poursuit sans interruption, sans conflit ni désaccord.

Prenons un exemple du règne animal pour illustrer un mode de vie basé sur la coopération mutuelle. La symbiose entre le crabe et la méduse est très intéressante. Le crabe se cache dans une coquille de gastéropode vide. Cette coquille abrite également une méduse. Les méduses, comme des chasseurs habiles, projettent des capsules urticantes et venimeuses sur les animaux qui s’approchent, les paralysant et les empoisonnant. Cependant, elles n’empêchent pas le crabe d’entrer dans la coquille. Le crabe sert de moyen de locomotion à la méduse, la transportant d’un endroit à l’autre. Les méduses, quant à elles, protègent le crabe des attaques ennemies grâce à leurs capsules urticantes. Le crabe déchire les animaux que les méduses ont chassés, assurant ainsi sa propre alimentation et en laissant une partie aux méduses. Ils chassent, se nourrissent et se déplacent ensemble.

Il suffirait aux détracteurs de considérer les étapes que l’on traverse pour simplement venir au monde pour comprendre que la vie est une collaboration. Car tout se mobilise pour aider ce petit être vulnérable. Le fait que le fœtus soit entouré d’une membrane solide remplie de liquide pour empêcher toute pression sur le corps de la mère de l’atteindre, qu’il soit nettoyé toutes les trois heures, et que toutes les mesures soient prises pour sa santé, est-ce le fruit de la lutte du fœtus dans le ventre de sa mère ?

La puissance qui prépare les conditions de vie à tous les êtres vivants sur Terre peut aussi préparer le fœtus dans le ventre de sa mère à la vie. La même miséricorde et la même puissance qui font que toutes les mères accourent au secours de leurs petits enfants vulnérables, font aussi que le lion féroce se mette au service de son petit.

L’univers fonctionne comme une fabrique extrêmement bien ordonnée. De la plus petite vis au plus grand engrenage, toutes ses parties collaborent pour un même objectif. De l’atome à la galaxie, un ordre parfait règne. Du soleil aux cellules de l’œil, une solidarité optimale est observable. Les choses les plus éloignées et les plus proches s’entraident. Tous les êtres vivants et non vivants, grands et petits, ont été créés pour répondre aux besoins les uns des autres.

La lumière et la chaleur du soleil viennent en aide à tous les êtres vivants. La pluie qui tombe du ciel comme une bénédiction répond aux besoins de tous les êtres vivants sur Terre. En bref, le fonctionnement automatique de cette usine cosmique permet à la vie de continuer sur Terre.


Avec mes salutations et mes prières…

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