Cher frère,
« Celui qui crée toute subsistance matérielle et spirituelle, et ceux qui ont besoin de cette subsistance. »
« Celui qui donne la subsistance aux êtres vivants comme Il le veut. »
(Zariyât, 51/58)
De même que l’on considère l’âme et le corps ensemble lorsqu’il est question d’homme, il faut se souvenir des biens matériels et spirituels lorsqu’il est question de subsistance. Cependant, généralement, lorsque l’on parle de subsistance, ce sont d’abord les biens matériels qui viennent à l’esprit, ceux qui répondent aux besoins du corps, lui donnent force et vigueur.
Chacun de ces bienfaits est un miracle. Dieu, qui a créé l’homme de la terre, a aussi créé sa subsistance à partir de cette même terre. Ni la terre, ni l’eau, ni la lumière, ni l’air à eux seuls ne nourrissent l’homme. Ils deviennent « subsistance » après avoir subi une transformation divine.
Notre subsistance est créée par le fonctionnement d’un univers entier comme une usine. Si un seul facteur manque, nous ne pouvons pas obtenir notre subsistance. Par conséquent, nous devons voir tout un univers derrière le fruit que nous mangeons et rendre grâce en conséquence.
Le Créateur, le Tout-Puissant, qui t’a revêtu d’un corps matériel, t’a donné un estomac appétissant ; c’est pourquoi, sous le nom de Razzaq (le Nourricier), Il a placé devant toi, sur un banquet de bienfaits, toutes les nourritures. Puis, parce qu’Il t’a donné une vie sensible, cette vie, comme un estomac, a besoin de nourriture. Toutes tes sens, comme les yeux et les oreilles, sont comme des mains qui, devant toi, étendent un banquet de bienfaits aussi vaste que la surface de la terre.
(Les mots)
Il apparaît donc que se limiter à la nourriture lorsqu’on parle de subsistance est insuffisant. Un homme dont l’estomac est plein mais les yeux aveugles est, d’un certain point de vue, affamé. Le soleil, par conséquent, est aussi une subsistance pour les yeux. En ce sens, tout ce que l’homme regarde jusqu’au soir, comme un morceau de nourriture qui entre dans sa bouche, prend forme dans son esprit et lui sert de subsistance.
De même, les sons qu’il entend sont la nourriture de son oreille, et les odeurs sont la nourriture de son nez.
Quand on parle de subsistance spirituelle, on pense avant tout à ce qui apporte la paix à l’âme et au cœur, les apaisant.
La nourriture de l’esprit n’est pas la bénédiction elle-même, mais la contemplation de celle-ci.
Le cœur ne se nourrit pas de la couleur et du parfum de la fleur, mais de l’amour pour elle, de l’amour pour les noms divins qui s’y manifestent, et de l’amour pour Allah, le propriétaire de ces noms.
•••
Le nom de Rezzak nous rappelle que nous sommes des créatures dépendantes, ayant besoin de nombreux moyens de subsistance, tant matériels que spirituels.
Nous remplissons nos cœurs de louanges, de gratitude et de reconnaissance envers le Seigneur, qui nous offre les éléments comme nourriture et pour notre bien, et qui satisfait nos besoins spirituels de la meilleure des manières.
Avec mes salutations et mes prières…
L’Islam à travers les questions